Artiste ou pas ?

moi dans les étoiles

Qu’est-ce qu’un artiste ? Qui définit si on l’est ou non ?

J’ai souvent cette phrase qui me vient en tête « J’aurais voulu être une artiste ». Cela voudrait dire que je ne le suis pas, ou alors que je n’ai pas assez confiance en moi pour m’en convaincre. En fait, j’ai l’impression aujourd’hui, on est artiste quand on est célèbre. Et moi-même c’est ce dont je me convaincs. Pourquoi ne pas oser le revendiquer ? Par peur qu’on me dise justement que je ne le suis pas, sinon je serais connu et reconnu par mes pairs.

Un jour, j’ai posté quelques dessins sur ma page Facebook dans un album intitulé justement « j’aurais aimé être une artiste » et là un cousin éloigné que je ne vois jamais, m’a écrit ce commentaire : « Pourquoi tu aurais voulu, tu l’es déjà ». Et si c’est lui qui avait raison, pas besoin d’avoir ses dessins, peintures, photos plébiscitées par tout le monde et de passer à la TV pour se faire mousser. 

Deux définitions du mot artiste tiré du Larousse pour étayer mon propos.

1/ “Personne qui exerce professionnellement un des beaux-arts ou, à un niveau supérieur à celui de l’artisanat, un des arts appliqués.”
Voilà justement ce qui me gêne, il faudrait pratiquer l’art de façon professionnelle pour se revendiquer artiste. Mouais
et
2/”Personne qui a le sens de la beauté et est capable de créer une œuvre d’art”.
Nous y voilà, pourquoi devoir en vivre pour l’être. C’est bien mon cas, aujourd’hui, j’ai un travaille qui n’a rien avoir avec l’art et pourtant, je suis capable d’en créer. Par contre le sens de la beauté, je reste persuadée que ça, c’est propre à chacun.

Source : https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/artiste/5584

Je crois que j’ai cette sensibilité-là depuis que je suis toute petite. Dès l’âge de 8-9 ans, je m’amusais à reproduire les choses que je voyais chez moi. Ça allait d’une paire de basket, oui, j’étais déjà sneakersaddict à l’époque, à la cheminée et toutes ces petites briques que j’ai dessiné des dizaines de fois, aux images Panini des Crados que je reproduisais en grand pour les afficher dans ma chambre ou encore les héros de BD de Franck Margerin.
J’allais dans tous les sens, j’ai pris des cours avec une dame, Zoé, qui devait avoir pas loin de 60 ans, je la trouvais vieille car moi j’en avais 10 et bizarrement, j’ai retrouvé cette dame des années plus tard dans la même chambre d’hôpital qu’une vieille cousine à moi, c’était étonnant de la retrouver là. Et puis j’ai continué un peu en dilettante, vers la 20 aine je me suis inscrite à l’École des Beaux-Arts de ma ville. J’y allais les mercredis et samedis après-midi, c’est une école municipale où tout le monde pouvait venir et les fournitures étaient fournies, pratique quand on est étudiante. J’ai fait ça pendant 2-3 ans puis j’ai arrêté, j’ai déménagé, trouvé un travail, redéménagé et puis vers la 30 aine je m’y suis réinscrite, les profs étaient toujours les mêmes, ils m’ont d’ailleurs reconnu. C’était mon petit moment à moi où je ne voyais pas passer le temps. Et puis j’ai changé d’emploi et redéménagé dans une plus grande ville où jusqu’à, il n’y a pas longtemps, je n’avais pas trouvé d’équivalent à cette école. Et je vous le donne en mille, il y a quelques jours je me gare dans la rue voisine en revenant du sport et là je vois des adultes sortir avec des grands cartons à dessins et je m’aperçois qu’il y a, à priori, une école municipale des beaux-arts juste à côté de chez moi, dinguueeeee, moi qui voulais justement m’y remettre. Bon, j’ai pas encore pris le temps de téléphoner pour savoir exactement ce qu’il en retourne. Ça ne saurait tarder.

Mutitâches

Alors je vous ai parlé du dessin que j’affectionne particulièrement, je trouve que la palette est très large pour exprimer quelque chose. J’aime également faire de la musique. Pareil quand j’étais ado, je voulais faire de la batterie, mes parents n’ont pas voulu et ne m’ont pas prise au sérieux, du coup je suis passée à autre chose, c’est sûr que le dessin c’est moins bruyant, c’est compréhensible. Et puis j’ai des amis qui ont monté un petit groupe de musique, c’était sympa de les voir jouer, moi, j’avais une guitare récupérée de ma cousine, je n’ai pas réussi à faire grand-chose avec ça. Bref les années passent et vers la 30 aine, j’ai toujours cette envie de faire de la musique, je m’oriente vers la basse, je crois que c’est plus facile et surtout en appartement, la batterie vous aurez compris, que ce n’est pas possible si vous voulez rester en bons termes avec le voisinage. J’ai donc pris 2 ans de cours, à apprendre le solfège, à tenir un rythme, bien plus difficile qu’on ne le croit, à reproduire des chansons que j’affectionne et puis à improviser sur des boucles de batterie. C’est assez jouissif d’être assez à l’aise avec un instrument, sans être un dieu ou une déesse dans mon cas de la basse, pour pouvoir jouer sa propre musique, toute proportion gardée hein, je n’envisage pas de sortir un album non plus. Et puis pour la batterie, j’ai résolu le problème avec des percussions style Djembé que j’ai à la campagne et là, je peux m’en donner à cœur joie.

J’aime beaucoup la photographie également. J’adore saisir un instant, des couleurs, une atmosphère, un éclairage particulier, essentiellement dans la nature, je trouve qu’elle nous offre un spectacle permanent. J’ai d’ailleurs quelques photos qui ont fait leur effet dans différents concours auquel j’ai participé, c’était le moment “personal branling”. J’avais un bridge il y a quelques années et puis il commençait à faire de moins belles photos que mon téléphone, c’est ballot quand même, donc je l’ai revendu. Actuellement, j’ai mon téléphone qui me permet de m’amuser un peu tous les jours et j’ai investi dans un appareil photo Lumix de Panasonic, pour vraiment prendre le temps de faire belles photos, bien cadrées et avec le bon éclairage.

Il y a peu je me suis mise à la peinture. Principalement acrylique et un peu d’aquarelle. Je prends beaucoup de plaisir à me laisser aller sur une toile. Les possibilités sont infinies. J’expérimente également la peinture sur caillou ou Stone Art. J’affectionne beaucoup ce support, il est rugueux et imprévisible.

Pour conclure, il faut arrêter de s’interdire de croire en ses capacités parce que ceci, parce que la bien-pensance a dit ça. Finalement, c’est la vision qu’on a sur nous-même qui est importante et non celle qu’on veut nous faire croire.

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